Menu not assigned
Stade de football américain illuminé un soir de match avec drapeau suisse en tribune, ambiance Coupe du Monde 2026
Coupe du Monde FIFA 2026 · Suisse romande

La Coupe du Monde 2026 vue de Suisse romande

Pronostics, cotes Jouez Sport, calendrier de la Nati et lecture froide du Groupe B. Quarante et une pages d'analyse pour les parieurs romands qui veulent comprendre avant de miser.

Lire le guide complet
Au sommaire de cette page

Le Mondial commence ici, dans un café de Lausanne un soir de décembre

Le 5 décembre 2025, j'étais assis dans un café près de la place de la Riponne, à Lausanne, un téléphone posé contre une tasse de café qui refroidissait. À l'écran, le tirage au sort de la Coupe du Monde 2026 défilait depuis le Kennedy Center à Washington. Quand la boule a sorti "Canada" pour le Groupe B, j'ai vu le serveur, un Vaudois qui ne suit le football que tous les quatre ans, lever la tête et demander : "C'est jouable, ça, pour la Suisse ?". Cette question, je me la pose depuis neuf ans dans mon métier d'analyste, et c'est exactement la raison d'être de ce site.

J'analyse le football et les paris sportifs depuis neuf ans, et j'ai construit ce site pour répondre à cette question simple sous tous les angles possibles. Pas avec des promesses, pas avec des cotes hurlées en rouge clignotant, pas avec des combinés magiques à mille francs. Avec de la donnée, de la lecture tactique, de l'historique des H2H, et le récit d'un été qui va, oui, tout changer pour la Nati.

Ce site est un hub d'analyse, pas une vitrine de cotes. Tout ce que vous lirez ici est calibré pour un parieur romand qui veut comprendre avant de miser, et qui mise dans le seul cadre légal disponible chez nous : Jouez Sport, l'offre de paris sportifs en ligne de la Loterie Romande, autorisée en Suisse et surveillée par la Gespa.

Vous trouverez sur ce site quarante et une pages d'analyse evergreen et cinq pages dynamiques qui s'allumeront le 11 juin pour suivre le tournoi en direct. Le cœur, c'est la Nati : son calendrier, son groupe, ses adversaires, ses scénarios de huitièmes, son histoire en Coupe du Monde depuis 1934. Autour, c'est le Mondial dans son nouveau format à 48 équipes, les douze groupes racontés un par un, les onze stades américains plus les trois mexicains et les deux canadiens, et un guide complet du parieur romand qui explique tout, de la cote décimale au seuil fiscal de 1 070 400 francs.

Je n'ai pas écrit ce site comme on aligne des fiches Wikipédia. Je l'ai écrit comme on raconte une histoire à un ami qui s'assied à la table à côté et qui dit : "Bon, alors, ce Mondial, qu'est-ce que j'en fais ?". Le ton est tiède, le propos est froid. Les chiffres parlent, mais les phrases respirent. Et chaque article se termine par la même conviction : un pari, c'est un divertissement encadré, jamais un revenu, jamais une dette, jamais une obsession. Le bandeau "jouer pour de vrai" qui ferme chaque page n'est pas une formalité légale, c'est la philosophie maison.

Voilà. Le café est froid, le tirage est connu, et la Suisse a rendez-vous trois fois à 21 heures, en juin, sur trois terrains américains. On y va.

L'essentiel à savoir avant d'aller plus loin

  • La Suisse joue ses trois matchs de groupe le 13, le 18 et le 24 juin 2026, tous à 21h00 heure de Berne, contre le Qatar, la Bosnie-Herzégovine et le Canada.
  • Le Groupe B est jouable mais piégeux : le Canada part tête de série grâce à son statut de pays hôte, la Nati vise la deuxième place et un huitième de finale accessible.
  • En Suisse romande, un seul opérateur de paris sportifs est légal : Jouez Sport, l'offre de paris sportifs en ligne de la Loterie Romande, autorisée en Suisse et surveillée par la Gespa, en cotes décimales et en francs suisses.
  • Le Mondial 2026 inaugure un format à 48 équipes, 12 groupes, 104 matchs, 39 jours, et un nouveau tour de Round of 32 avant les huitièmes classiques.

La Nati au Mondial 2026 : trois soirs à 21h00 qui valent un été

Joueurs de l'équipe nationale suisse de football en maillot rouge alignés avant le coup d'envoi sur une pelouse de stade américain

Demandez à n'importe quel téléspectateur romand ce qu'il déteste dans une Coupe du Monde organisée hors d'Europe, il vous répondra en deux mots : les horaires. Lever le coude à 3h17 du matin pour voir Embolo manquer un face-à-face contre le Cameroun, c'est un souvenir précis qui appartient à 2022. Eh bien, oubliez tout ça. Le calendrier de la Nati en 2026 est, sur le seul plan du fuseau horaire, le plus cadeau qu'on nous ait offert depuis l'Allemagne 2006.

La Suisse joue ses trois matchs de groupe sur des fuseaux Pacifique nord-américain et BC, ce qui veut dire que tous démarrent à 15h00 heure locale du stade, soit précisément 21h00 à Berne, Lausanne, Genève ou Sion. Trois soirées de semaine ou de fin de semaine, à une heure où l'apéritif est fini et où le repas peut s'éterniser sans culpabilité. Pour l'industrie romande de la fondue de juin, c'est un alignement astral.

Qatar contre Suisse, samedi 13 juin, Levi's Stadium

Premier rendez-vous au Levi's Stadium de Santa Clara, près de San Francisco, l'antre habituel des 49ers de NFL. La Nati ouvre son tournoi face au Qatar, adversaire que beaucoup classeront à tort comme une formalité. Akram Afif, ballon d'or asiatique, n'a rien d'un figurant, et les Qataris arrivent en Amérique avec quatre années de préparation depuis leur propre Mondial 2022. Murat Yakin sait que ce premier match est moins une question de résultat que de gestion : ouvrir le tournoi sur trois points, c'est s'offrir une marge psychologique pour la suite.

Suisse contre Bosnie, jeudi 18 juin, SoFi Stadium

Cinq jours plus tard, changement de ville et changement d'enjeu. Direction le SoFi Stadium d'Inglewood, dans la périphérie de Los Angeles, sous le toit translucide qui ressemble plus à un vaisseau spatial qu'à une enceinte sportive. Face à la Bosnie-Herzégovine d'Edin Džeko, qualifiée par le barrage UEFA Path A, ce sera le match le plus chargé d'histoire commune. Quatorze ans de qualifications partagées, des binationaux des deux côtés, et la mémoire vive du groupe de qualification 2014. C'est probablement le tournant du parcours de groupe.

Suisse contre Canada, mercredi 24 juin, BC Place

Et puis Vancouver, BC Place, son toit rétractable, son ambiance de Pacifique canadien, et la dernière journée du Groupe B. Face au pays hôte porté par Alphonso Davies et Jonathan David, dans un stade qui sera à 80% rouge et blanc canadien. C'est ici que la première place du groupe peut basculer, et avec elle tout le tableau des huitièmes. Vancouver, c'est le rendez-vous décisif, celui où neuf ans d'analyse me disent qu'il faudra surveiller la fraîcheur des latéraux suisses plus que tout.

À propos des horaires. Pendant toute la durée du Mondial 2026, la Suisse vit en CEST (UTC+2). Les fuseaux Pacifique américain et canadien sont à UTC-7 et UTC-8, soit neuf heures de décalage avec Berne pour la côte ouest. Les coups d'envoi à 15h00 heure locale californienne tombent donc parfaitement sur 21h00 chez nous, sans aucun ajustement à faire.

Trois villes, trois ambiances, un seul horaire. Sur les neuf dernières années passées à analyser les calendriers de la Nati, je n'avais jamais vu un tirage aussi favorable côté téléspectateur. Reste à savoir si la pelouse suivra. Pour le détail tactique, l'effectif de Yakin et le 3-4-2-1 qui devrait servir de squelette, je vous renvoie vers la page complète sur la Nati au Mondial 2026, qui descend dans le moteur.

Le Groupe B raconté en quatre équipes

Quatre ballons de football posés sur la ligne médiane d'un terrain devant les drapeaux du Canada, de la Suisse, du Qatar et de la Bosnie-Herzégovine

Quand la FIFA a verrouillé les chapeaux pour le tirage de Washington, le Groupe B avait quelque chose d'écrit d'avance : un pays hôte tête de série, une nation européenne au profil de quart de finaliste possible, un asiatique frais sortant de son propre Mondial, et un balkanique remonté du barrage. Sur le papier, c'est le groupe le plus équilibré du tournoi. Sur la pelouse, ce sera probablement le plus tendu, parce qu'aucun des quatre n'est largué.

Équipe FIFA Rank Statut Sélectionneur
Canada 32 Pays hôte, tête de série Jesse Marsch
Suisse 19 Vainqueur qualif UEFA groupe B Murat Yakin
Qatar 56 Qualifié AFC, ex-organisateur 2022 Marquez Lopez
Bosnie-Herzégovine 74 Qualifié via barrage UEFA Path A Sergej Barbarez

Canada, le pays hôte qui a pris du muscle

Le Canada de 2026 n'a presque plus rien à voir avec celui de 2022, où la sélection se cherchait encore et où une victoire en phase de groupes ressemblait à un fantasme. Quatre ans plus tard, Alphonso Davies est devenu un latéral gauche reconnu en Bundesliga, Jonathan David fait peur à toutes les défenses européennes, Tajon Buchanan tient l'aile droite, et Jesse Marsch a apporté une intensité de pressing qui rappelle celle de RB Leipzig. À cela s'ajoute le facteur stade : BC Place sera un chaudron pour le dernier match du groupe.

Suisse, la fidèle de la phase finale

La Nati a été qualifiée d'office sportivement parlant : victoire dans son groupe UEFA B devant la Slovénie et le Kosovo, sans avoir tremblé à l'automne 2025. Le squelette est connu, la défense à trois reste l'épine dorsale, Granit Xhaka tient toujours le métronome au milieu, Embolo et Vargas se relaient devant. Murat Yakin a vendangé deux ou trois matchs amicaux en novembre, mais la mécanique tient. C'est la cinquième Coupe du Monde consécutive de la Suisse, une régularité que peu d'équipes européennes peuvent revendiquer.

Qatar, l'invité que tout le monde sous-estime

Le piège classique. Le Qatar a fait son Mondial à domicile en 2022 avec zéro point pris, et cette image collante a fait oublier que la sélection est double championne d'Asie en titre, qu'elle a battu le Japon en finale de la Coupe d'Asie 2024, et qu'Akram Afif est probablement le meilleur joueur asiatique de sa génération. Quatre ans de travail entre 2022 et 2026, ce n'est pas rien. C'est le genre d'adversaire qu'il ne faut pas regarder de haut au coup d'envoi du 13 juin.

Bosnie-Herzégovine, la résiliente du barrage

Sergej Barbarez a hérité d'une sélection en pleine reconstruction et l'a menée jusqu'au barrage UEFA Path A, où la Bosnie a renversé une finale tendue. Edin Džeko, à 39 ans révolus, sera vraisemblablement encore là, en relais et en référence morale autant qu'en buteur. Autour, Krunić et Demirović forment l'axe du nouveau collectif. Pragmatique, balkanique, jamais facile à manœuvrer : c'est la définition même du Bosnien en compétition.

Quatre équipes, six matchs, treize jours. La page Groupe B détaille chaque rencontre, le classement final pronostiqué et les marchés intéressants côté Jouez Sport.

Les cotes Jouez Sport, lues comme une histoire

Une cote n'est pas un prix, c'est un récit chiffré. Quand la grille du Groupe B s'est ouverte chez Jouez Sport au lendemain du tirage de Washington, j'ai passé une heure à juste regarder les cotes défiler, sans rien noter, sans rien parier, simplement pour écouter ce qu'elles racontaient. Et ce qu'elles racontent, en décembre 2025, c'est une bataille à trois en haut du groupe, avec un Qatar à part.

Cote décimale — format européen et suisse standard. Une cote de 2.10 signifie qu'un franc misé en rapporte 2.10 si le pari est gagnant, soit 1.10 franc de bénéfice net. Pour la méthode de calcul détaillée et la conversion en probabilité implicite, je renvoie à la page page Cotes décimales.

Qualification du groupe

Sur le marché qualification pour les huitièmes, le Canada s'affichait autour de 1.30, la Suisse autour de 1.45, le Qatar autour de 3.50 et la Bosnie autour de 2.70 dans les premières grilles. Traduit en probabilité implicite, ça donne respectivement 77%, 69%, 29% et 37%. La somme dépasse 100%, comme toujours, parce que la marge de l'opérateur est intégrée. Mais la lecture est claire : Jouez Sport considère que le groupe a deux qualifiés naturels, Canada et Suisse, et que la troisième place se joue entre Bosnie et Qatar avec un léger penchant balkanique.

Vainqueur du groupe

Sur le marché vainqueur du Groupe B, la hiérarchie est plus serrée. Le Canada est favori à environ 2.10, profitant du facteur stade pour son dernier match contre la Suisse. La Nati suit à 2.85, ce qui correspond à 35% de probabilité implicite. Bosnie à 7.50 et Qatar à 12.00 ferment la marche. Pour un parieur romand qui croit au scénario d'une Suisse qui termine première, la cote 2.85 est la plus intéressante du groupe. Encore faut-il que Yakin gagne à Vancouver le 24 juin, ce qui est tout sauf acquis.

Cotes 1N2 du premier match Qatar contre Suisse

Sur le 1N2 d'ouverture, les premières grilles affichaient Qatar à 6.50, le nul à 4.20 et la Suisse à 1.50. Probabilité implicite côté Nati : 67%. C'est correct, mais pas généreux. Pour un premier match de Coupe du Monde où le Qatar peut surprendre par son expérience récente d'un grand tournoi, miser à 1.50 sur la Suisse, c'est accepter une marge fine. Personnellement, je préfère regarder les marchés "plus de 2.5 buts" ou "les deux équipes marquent" pour ce genre de rencontre, où l'expertise statistique pèse plus que le pari sec sur le vainqueur.

Toutes ces cotes bougeront avant le tournoi. C'est normal. Les blessures, la forme, les compositions, les rumeurs, tout pèse. Ce qui ne bougera pas, c'est la méthode pour les lire, et c'est ce que détaille le guide du parieur romand.

48 équipes, 104 matchs, 39 jours : comprendre le nouveau Mondial

Vue aérienne d'un stade nord-américain rempli de supporters lors d'un match de football, projecteurs allumés au crépuscule

Quand Gianni Infantino a annoncé en janvier 2017 que la Coupe du Monde passerait de 32 à 48 équipes en 2026, j'ai vu trois quarts des analystes lever les yeux au ciel et un quart applaudir. Neuf ans plus tard, le format est là, et il n'a rien à voir avec la première version qui avait été imaginée en groupes de trois. La FIFA a corrigé le tir en 2023 : ce sera douze groupes de quatre, comme avant, mais en triple exemplaire. Ça change tout.

La nouvelle architecture en chiffres. 48 équipes participantes, 12 groupes de 4, 104 matchs au total contre 64 pour les éditions précédentes, 39 jours de compétition du 11 juin au 19 juillet 2026, 16 villes hôtes réparties entre les États-Unis, le Mexique et le Canada. Le tournoi le plus long et le plus large jamais organisé.

Le grand changement ne se voit pas dans la phase de groupes, qui reste familière : chaque équipe joue trois matchs, les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés. La nouveauté, c'est qu'il faut désormais huit "meilleurs troisièmes" supplémentaires pour passer de 24 à 32 équipes en phase à élimination directe. Et c'est là qu'apparaît un tour inédit dans l'histoire des Coupes du Monde : le Round of 32, ou seizième de finale, qui se jouera entre le 28 juin et le 3 juillet 2026.

Le Round of 32 est si nouveau que la traduction française "seizième de finale" sonne encore bizarre dans la bouche d'un commentateur romand. La RTS a déjà annoncé qu'elle utiliserait l'expression "tour préliminaire à élimination directe" en alternance, pour ne pas brusquer l'oreille des téléspectateurs habitués à entendre "huitièmes" comme premier tour de la phase finale.

Conséquences pratiques pour la Nati ? Si la Suisse termine deuxième de son groupe, elle disputera son seizième de finale début juillet, vraisemblablement contre un troisième de groupe. Si elle termine première, elle hérite d'un adversaire théoriquement plus faible. Si elle passe en meilleur troisième, scénario à ne pas exclure, elle entre dans le tableau par une porte étroite avec un adversaire choisi selon une grille FIFA un peu byzantine. Le détail intégral est dans la page format à 48 équipes, et les scénarios précis pour la Nati dans les scénarios de huitièmes de finale.

Pour le parieur romand, le format à 48 a deux conséquences directes. D'abord, il dilue légèrement le niveau global de la phase de groupes : avec huit équipes en plus, on a forcément quelques sélections moins compétitives, ce qui crée des écarts de cotes plus prononcés sur certains matchs. Ensuite, le Round of 32 est une nouveauté pour les opérateurs eux-mêmes, et les marchés sur ce tour seront construits dans une certaine improvisation lors des premières journées. À surveiller de près.

Nos pronostics maison

Tableau tactique avec schéma 3-4-2-1 dessiné à la craie blanche, ballon de football posé à côté sur un banc en bois

J'ai une règle absolue : je ne publie un pronostic complet qu'une fois les compositions probables connues, les blessures intégrées et les dernières amicales digérées. Pour les trois matchs de la Nati, ça veut dire des analyses qui sortiront en J-3 de chaque rencontre, mises à jour si nécessaire en J-1. Voici les trois rendez-vous de juin, et l'angle que j'ai déjà construit pour chacun.

Qatar contre Suisse, premier acte

Pour ce match d'ouverture, ma lecture est qu'il faut éviter le pari sec sur la victoire suisse, dont la cote autour de 1.50 sous-rémunère le risque qatari. Je travaille en revanche sur deux pistes : le marché "moins de 2.5 buts", historiquement intéressant pour les premiers matchs de Coupe du Monde où les sélections jouent serré, et le combiné "Suisse gagne ou nul + moins de 3.5 buts", qui sécurise. L'analyse complète est dans le pronostic Qatar contre Suisse.

Suisse contre Bosnie, le tournant

C'est le match où la Nati doit valider sa qualification. La Bosnie défendra bas, jouera les transitions, comptera sur Džeko pour ouvrir un espace. Je m'attends à un match fermé, où l'issue se jouera sur un coup de pied arrêté ou une erreur défensive. Marché à surveiller : "premier buteur" et "score exact 1-0 ou 2-1". L'analyse fine arrivera mi-juin.

Suisse contre Canada, la finale du groupe

Le sommet du groupe, et probablement le match le plus dur à pronostiquer du tournoi pour la Nati. Le Canada à domicile à Vancouver, c'est un autre Canada que celui qu'on voit en amical. Mon angle de travail actuel : surveiller les rotations de Yakin si la qualification est déjà acquise, et envisager un scénario où la Suisse joue pour le nul tout en cherchant la première place. Les détails dans le pronostic Suisse contre Canada.

Trois matchs, trois angles, zéro promesse. Un pronostic est une lecture probabiliste, pas une certitude, et tout ce que je publie passe le test de la cohérence avec mes propres règles du capital de jeu, qu'on retrouvera dans le guide.

La Suisse au Mondial : une mémoire qui pèse

Maillot rétro de la sélection suisse de football accroché dans un vestiaire de stade, lumière douce filtrée par une fenêtre

Mon père, qui n'est ni statisticien ni parieur, m'a raconté un jour qu'il avait pleuré devant son téléviseur le 1er juillet 2014. Ce soir-là, à São Paulo, Ángel Di María avait crucifié la Nati à la 118e minute d'un huitième de finale pour l'éternité. La Suisse, à un quart d'heure des tirs au but contre l'Argentine de Messi, voyait son rêve d'épopée s'arrêter net. C'était le quatrième Mondial moderne consécutif où la Nati passait la phase de groupes, et le quatrième où elle butait sur le premier obstacle de la phase finale.

Sur les cinq dernières Coupes du Monde auxquelles elle a participé (2006, 2010, 2014, 2018, 2022), la Suisse a franchi la phase de groupes quatre fois et atteint les huitièmes de finale les quatre fois. C'est l'une des constantes les plus stables du football européen sur les vingt dernières années. En revanche, jamais de quart de finale en Coupe du Monde sur cette période. Le plafond de verre est précisément là.

Avant ces années récentes, l'histoire de la Nati en Coupe du Monde a connu deux pics et une longue traversée du désert. En 1934, la Suisse atteint les quarts de finale de son tout premier Mondial. En 1954, elle organise le tournoi à domicile et y dispute des quarts mémorables. Puis vient une éclipse de plusieurs décennies, avec des participations rares et des éliminations précoces, jusqu'au renouveau du début des années 2000 et la qualification pour 2006 sous Köbi Kuhn.

2006 reste statistiquement extraordinaire : la Suisse est sortie du Mondial sans avoir encaissé un seul but, vaincue aux tirs au but par l'Ukraine en huitièmes. Une élimination presque scandaleuse au regard du jeu produit. 2010 et 2014 ont apporté la confirmation de l'ancrage. 2018 a vu la Nati arracher un huitième contre la Suède sur un but de Forsberg dévié. 2022, au Qatar, a été plus douloureux : six buts encaissés contre le Portugal en huitièmes, fin de parcours brutale.

Ce que cette histoire raconte au parieur, c'est que la Suisse est une équipe de plancher solide mais de plafond bas. Elle ne déçoit presque jamais en phase de groupes, ce qui explique des cotes "qualification" rarement très généreuses. Mais elle ne franchit que rarement le premier tour à élimination directe, ce qui rend les marchés "Suisse en quart" historiquement intéressants en value bet inversé. Le détail intégral, époque par époque, est dans la page histoire de la Nati en Coupes du Monde.

Jouer pour de vrai, jouer responsable

Il y a une scène que j'ai vue trois fois en neuf ans, toujours la même : un type qui avait commencé l'été à miser dix francs par match et qui, à la mi-juillet, en plaçait deux cents pour "se refaire". Le Mondial est un accélérateur. 39 jours, 104 matchs, des cotes qui défilent, une émotion qui monte. C'est précisément le genre de contexte où une saine pratique du pari sportif peut basculer vers quelque chose de beaucoup moins sain. Et c'est pour ça que cette section figure sur chaque page de ce site, sans exception.

Jeu réservé aux personnes majeures. Les paris sportifs sont interdits aux moins de 18 ans en Suisse. Jouez Sport, l'offre de paris sportifs en ligne de la Loterie Romande, autorisée en Suisse et surveillée par la Gespa, met à disposition de chaque joueur des outils de limitation de mises, de durée de session et d'auto-exclusion. Si le jeu cesse d'être un divertissement, des ressources d'aide existent en Suisse romande, notamment via le portail jouer-pour-de-vrai.ch et les centres cantonaux d'aide aux joueurs en difficulté.

Les promesses de "système gagnant", de "stratégie infaillible" ou de "tuyau garanti" qui circulent sur les réseaux sociaux à l'approche d'un Mondial sont, sans exception, des arnaques. Aucun système ne bat structurellement la marge d'un opérateur. Aucun. Si quelqu'un vous propose un combiné magique en échange d'un abonnement, fuyez. La méthode est dans la patience, la lecture, la discipline du capital de jeu, jamais dans une révélation.

La page jeu responsable en Suisse détaille les outils intégrés à Jouez Sport, les signaux d'alerte à reconnaître chez soi ou un proche, et la liste des structures romandes vers lesquelles se tourner. C'est, à mes yeux, la page la plus importante du site.

Questions fréquentes des parieurs romands

Voici les six questions qui reviennent le plus souvent dans mes échanges avec des lecteurs romands depuis le tirage de décembre 2025. Les réponses sont volontairement courtes : pour aller plus loin, chaque question renvoie à une page spécialisée du site.

Quand la Suisse joue-t-elle ses matchs de groupe au Mondial 2026 ?

La Nati dispute trois matchs de phase de groupes en juin 2026 : Qatar contre Suisse le samedi 13 juin au Levi's Stadium de Santa Clara, Suisse contre Bosnie-Herzégovine le jeudi 18 juin au SoFi Stadium d'Inglewood près de Los Angeles, et Suisse contre Canada le mercredi 24 juin à BC Place de Vancouver. Les trois rencontres sont programmées à 21h00 heure de Berne, sans aucune exception. Pour un téléspectateur romand, c'est le calendrier le plus confortable depuis longtemps.

Où parier légalement sur le Mondial depuis la Suisse romande ?

Un seul opérateur est légalement autorisé à proposer des paris sportifs en Suisse romande : Jouez Sport, l'offre de paris sportifs en ligne de la Loterie Romande, autorisée en Suisse et surveillée par la Gespa. Les opérateurs étrangers, quels que soient leurs noms ou leurs domaines, sont bloqués par les fournisseurs d'accès suisses depuis l'entrée en vigueur de la loi fédérale sur les jeux d'argent en 2019, et leur publicité est passible d'amendes pouvant atteindre 500 000 francs suisses.

Quelle est la cote de la Suisse pour sortir du Groupe B ?

Dans les premières grilles de Jouez Sport publiées au lendemain du tirage de décembre 2025, la cote de qualification de la Nati pour les huitièmes de finale s'affichait autour de 1.45, ce qui correspond à une probabilité implicite d'environ 69%. Ces cotes évolueront en fonction des amicales de printemps, des blessures et de la forme à la veille du tournoi. La grille en temps réel sera disponible sur Jouez Sport au fur et à mesure de l'approche du 13 juin.

Pourquoi tous les matchs de la Nati commencent-ils à 21h00 ?

Coïncidence heureuse des fuseaux horaires. Les trois rencontres se jouent sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, où le coup d'envoi à 15h00 heure locale tombe précisément à 21h00 en Suisse, soit neuf heures de décalage. La FIFA programme ses matchs en fonction de la diffusion télévisée mondiale, et 15h00 sur la côte ouest correspond à un créneau de prime-time européen idéal. Pour les supporters romands, c'est une aubaine.

Combien d'équipes participent au Mondial 2026 ?

Quarante-huit équipes nationales, contre 32 lors des éditions précédentes. C'est la première fois dans l'histoire de la Coupe du Monde que le tournoi accueille autant de sélections. Elles sont réparties en douze groupes de quatre, jouent un total de 104 matchs sur 39 jours du 11 juin au 19 juillet 2026, et le tournoi est co-organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada sur seize villes hôtes au total.

Les gains aux paris Jouez Sport sont-ils imposables en Suisse ?

Les gains réalisés sur des paris sportifs auprès d'opérateurs licenciés en Suisse, dont Jouez Sport, sont exonérés de l'impôt fédéral direct jusqu'à un seuil de 1 070 400 francs suisses par gain individuel. Au-delà de ce seuil, le gain est imposable dans le cadre de l'impôt sur le revenu. Les variations cantonales existent et sont détaillées dans la page page sur la fiscalité des gains aux paris sportifs. Cette information n'est pas un conseil fiscal personnalisé.

Sources et références

  1. FIFA — documentation officielle du tirage au sort du Mondial 2026 (5 décembre 2025, Washington D.C.), composition des groupes, calendrier des matchs et liste des stades hôtes. fifa.com
  2. UEFA — communications officielles sur la qualification européenne, classements de la Ligue des Nations et résultats du barrage Path A. uefa.com
  3. Association Suisse de Football (ASF/SFV) — communiqués officiels sur la sélection nationale, l'effectif et le parcours qualificatif de la Nati. football.ch
  4. GESPA (Swiss Gambling Supervisory Authority) — textes officiels du cadre réglementaire des paris sportifs en Suisse, Loi fédérale sur les jeux d'argent (LJAr) en vigueur depuis le 1er janvier 2019. gespa.ch
  5. Loterie Romande — pages institutionnelles sur la mission de service public, la redistribution des bénéfices et la gouvernance de l'opérateur romand. loro.ch
  6. Jouez Sport — grilles de cotes publiées par l'opérateur de paris sportifs de la Loterie Romande, surveillé par la Gespa, consultées dans les semaines suivant le tirage au sort. jouezsport.ch

Toutes les citations chiffrées sont datées et seront mises à jour à mesure que le tournoi approche. Les cotes mentionnées sont des ordres de grandeur indicatifs susceptibles d'évoluer en fonction de l'actualité sportive.